Lorsqu’on travaille dans le domaine du web, la question revient régulièrement : faut-il choisir une solution gratuite ou une solution payante ? Outil d’analyse, CMS, plugin, extension, logiciel, service en ligne… Les possibilités sont nombreuses et l’arbitrage dépend souvent du budget, du temps disponible et des besoins du moment.
En ce moment, il est question de passer à Google Analytics 4 (GA4 pour les intimes). Une solution gratuite, largement utilisée, face à des alternatives payantes ou open source. Alors, pourquoi payer quand une solution gratuite semble répondre au besoin ?
Le gratuit, une bonne idée à court terme ?
À court terme, le gratuit présente des avantages évidents : pas de coût d’abonnement, une prise en main souvent rapide et la possibilité de tester un outil sans engagement. Pour un projet ponctuel ou une petite structure, cela peut être un choix parfaitement rationnel.
Mais sur le long terme, la question devient différente. Qui finance le service ? Que deviennent les données ? Quelle dépendance crée-t-on ? Que se passe-t-il si les conditions changent ?
C’est là que revient la célèbre formule : « Si c’est gratuit, vous êtes le produit. » Elle est souvent attribuée à Bruce Willis. Vraiment ? L’acteur américain aurait-il réellement prononcé cette phrase ? Après quelques recherches, l’origine reste difficile à établir. Le web ne semble pas avoir définitivement tranché.
Et l’avenir du gratuit ?
La question mérite d’être élargie aux logiciels libres : l’open source propose une autre relation au logiciel : le code peut être étudié, modifié et partagé selon les conditions de sa licence.
Cela ne signifie pas pour autant que tout est gratuit. L’hébergement, la maintenance, le support ou certaines fonctionnalités peuvent être payants.
Matomo, par exemple, propose une version open source auto-hébergée, avec une approche fondée sur la maîtrise des données. La version payante permet d’avoir accès à un panel de services supplémentaires.
Quelques solutions open source utilisées en 2024
WordPress, Matomo, Linux, Firefox, Nextcloud ou encore LibreOffice montrent que l’open source est loin d’être marginal.
À l’échelle des écosystèmes logiciels, les chiffres sont considérables : en 2024, les seuls registres JavaScript, Python et .NET représentent plusieurs milliers de milliards de téléchargements/requêtes annuels estimés.
Alors, gratuit ou payant ? Peut-être que la vraie question est plutôt : quel modèle économique, quelle dépendance et quelle liberté se cachent derrière le prix affiché ?
Pour creuser le terrier
Avant de lancer la vidéo ci-dessous, je suis persuadée que l’article d’Esther Onfroy intitulé ‘Comment maîtriser les collectes de datas sur mobile – Esther Onfroy‘ vous intéressera.
> www.logiciel-libre.ch/accueil

